28/12/2009

Faire une image aujourd'hui

Tout le monde s'accorde à dire que nous sommes dans un univers saturé d'images, comment s'en sortir quand artiste, on veut en faire de nouvelles ?
Deux artistes exposés en ce moment, Farhad Moshiri chez Perrotin, jusqu'au 1er janvier et Vik Muniz chez Xipass jusqu'au 23 février proposent une réponse.


Fahrad Mohiri 

Dans son exposition justement intitulé "silly you, silly me" Moshiri présente des pièces dont les motifs ont tous quelque chose de déjà vu. Illustration de pub des années 60, capture de dessin animé ... les images sont de notre culture sans qu'on les identifie. 
Ces motifs sont repris pour faire des tableaux géants avec des techniques on ne peut plus kitsch, coquillages peints, perles cousues.
La pièce centrale de l'exposition est la phrase "life is beautiful" écrite à coup de couteau plantés dans le mur.



 


Vik Muniz

Vik Muniz présente lui deux séries de photographies. La première sont des photos de découpages qui reprennent des clichés célèbres, la deuxième des photos réalisées à partir de puzzles de peintures issues du panthéon de l'histoire de l'art. 

 


Le point commun de ses deux artistes ?
Tous deux ne se soucient pas de "l'originalité", au contraire ils piochent allègrement dans l'existant qu'ils recyclent. 
Là où Muniz joue avec la "high culture" en se servant d'oeuvres reconnues comme telles, Moshiri est définitivement dans la culture populaire. 
Ce qui fait que le travail de Muniz est peut être plus intéressant c'est qu'il joue sur un double renversement, les demoiselles d'Avignon devenues puzzle, qui redevient oeuvre avec la photo.  
Moshiri lui fonce plus dans la même direction en travaillant des images à prioris déjà kitsch d'une manière qui les rend encore plus terriblement kitsch.

15/12/2009

Affiche / projet avec Jeremy Berton

Nicolas Frize dans la cour vitrée des beax arts / "la" concert de porcelaine

"L'oeuvre a pour nom « la » - concert de porcelaine. Pendant trois ans, son compositeur Nicolas Frize, en résidence à la Manufacture nationale de Sèvres, a mené, en relation étroite avec les artisans de la Manufacture, une recherche inédite en lutherie sonore et musicale. Il travaille alors la pâte, les formes, les savoir-faire. Cette expérimentation donnera naissance à plusieurs centaines d’instruments en porcelaine qui composent « l'instrumentarium ». Vers la fin de sa résidence, Nicolas Frize a invité Jean-Pierre Drouet à écrire avec lui une oeuvre destinée à être interprétée par ces instruments de porcelaine. L’instrumentarium de porcelaine est entièrement blanc, biscuité ou émaillé. Une myriade d’objets sonores suspendus, posés, accrochés, imbriqués, de toutes formes et de toutes tailles, légers, précis, parfois miniatures, mystérieux, silencieux, attendent les musiciens : une collection de bols tournés, une cabassa ou un udu sortis d’un vase, des claviers de lames rondes, un arbre à assiettes, des triangles ondulés, des feuilles frottées, des chimes faits d’anses de tasses ou de fins colombins, une vasque à boule, un « volutophone », un plateau à billes, des goulottes chantantes, des pluies rebondies, des galets découpés, des dés à dix doigts, une coupe à fruit pour archet de contrebasse, des baguettes scintillantes, des aiguilles dansantes et un hautbois baroque en porcelaine… Certains de ces objets sont des transpositions d’instruments déjà existants en bois ou en métal, d’autres sont des productions de la Manufacture détournées musicalement, d’autres encore sont inédits, crées spécifiquement et mis au point durant la résidence."
Présentation de l'oeuvre telle qu'elle est proposée par le site du ministère de la culture.

Et à voir et écouter ça donne quoi ?
Même si partition il y a, on reste souvent, au niveau musical, dans une présentation des possibles - que se passe t-il quand je joue de ma porcelaine avec un archet, quand je souffle dedans, quand je la gratte, la frotte, la casse ... - Le concert devient une suite de phrases courtes qui présentent un type d'instruments de la collection et/ou les manières d'en jouer. De ce point de vue là la pièce peut décevoir ceux qui s'attendaient à écouter de la musique.

Mais les auteurs semblent avoir bien compris que ce ne sont pas les mélodies qui feront la pièce mais bien les instruments. Et de ce point de vue là, tout est très réussi. Les objets sont magnifiques et prolifiques, la mise en scène (avec différentes estrades), le déplacement des musiciens parmi le public, le changement de siège entre chaque acte permet au spectateur de voir les instruments au plus prêt et sous de multiples facettes.

Au final il s'agit plus d'une performance sonore que d'un véritable concert, ce qui est beau n'est pas ce que nous entendons mais ce qui est donné à voir, l'intérêt de la pièce est moins dans le résultat en tant que musique que dans le processus de création de son.

 





10/12/2009

Tomber des nus


A la vue de mon premier dessin pour le sujet "tomber des nus" certains m'accusaient de faiblesse et/ou de discrimination du fait que je ne touchais qu'au petit jésus ... je tenais à montrer que je ne fais aucune discriminations ... 

La Joconde chez Franprix


03/12/2009

Matthew Barney chez Franprix


Je peux pas résister à l'envoyer même s'il est pas encore mis en couleur

Encore à la Fiac /

Si certain se posent la question "peut-on faire de la gravure et être en même temps une figure hype de la scène de l'art contemporain français ?" la réponse est oui et en voici la preuve
Damien Deroubaix, giga plaque montrée à la Fiac où il était nominé pour le prix Marcel Duschamp. Je l'avais aussi vu cet été à la Force de l'art au grand Palais ...

Vu à la Fiac / j'aurai tellement aimé le faire avant lui ...


En déchargeant mon appareil photo, j'ai revu cette espèce de chose
que je trouve très drôle (j'aimerai l'avoir avant lui ...)
sais pas qui est l'artiste, n'hésitez pas à laisser un post si vous connaissez le nom de l'auteur

Quand je me masturbe, je pense à toi.

J'avais depuis longtemps envie de tester la sérigraphie sur autre chose que du papier,
voilà le résultat ...








Week end de folie !

En plus de l'expo du Coltin Grafik vendredi,
mon travail sera aussi visible, via les Editions Artegraf,
samedi au 3ème salon des faiseurs de livres
4 rue Rampon 75010
(bar Ohlala)
de 12h à 22h